Les communes sont désormais sous pression. Le ministère de l’Économie et des Finances leur accorde jusqu’au 30 octobre 2026 pour finaliser la signature des contrats de travail de 256 agents contractuels de droit public des collectivités territoriales (ACDPCTD), recrutés en 2025 pour renforcer les effectifs des formations sanitaires publiques. Au-delà de cette échéance, les autorités annoncent l’application rigoureuse des mesures administratives prévues par les textes en vigueur.

L’instruction est contenue dans une note circulaire signée le 19 octobre 2026 par le ministre de l’Économie et des Finances, Rodrigue Chaou, et consultée par La Marina. À travers cette décision, le gouvernement entend mettre un terme aux retards observés dans la formalisation des engagements contractuels de ces agents, dont la situation administrative reste à régulariser.

La date du 30 octobre est ainsi présentée comme une échéance impérative pour les responsables concernés, appelés à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’achever les procédures en suspens.

La fin d’une mesure transitoire sur le paiement des salaires

Au cœur de cette décision figure la fin du dispositif transitoire qui permettait, à titre exceptionnel, le paiement des salaires des agents concernés avant la signature définitive de leurs contrats de travail. Cette facilité, mise en place pour éviter une interruption de leur rémunération malgré l’absence de formalisation complète de leurs engagements, ne saurait se prolonger indéfiniment.

Désormais, la régularisation contractuelle devient une priorité. L’objectif est de garantir une meilleure sécurisation de la situation administrative des 256 agents, mais également de clarifier leur statut au regard des obligations de l’employeur et des exigences liées à leur protection sociale.

La mesure concerne les 77 communes du Bénin, où les différents acteurs de la chaîne administrative sont invités à accélérer le traitement des dossiers encore en attente.

Les secrétaires exécutifs et les contrôleurs financiers en première ligne

Pour atteindre cet objectif dans le délai imparti, plusieurs catégories d’acteurs sont directement interpellées. Les secrétaires exécutifs des mairies, les directeurs départementaux du Travail, les contrôleurs financiers ainsi que les agents concernés sont appelés à accomplir, sans délai, les diligences relevant de leurs responsabilités respectives.

Il leur revient notamment de faire avancer les procédures administratives nécessaires à la signature des contrats et de lever les éventuels blocages qui retardent leur aboutissement.

L’enjeu dépasse la simple formalité administrative. La signature des contrats doit permettre de clarifier les relations de travail entre les collectivités territoriales et les agents concernés, tout en contribuant à la sécurisation de leurs droits et de leur protection sociale.

Après le 30 octobre, les retardataires s’exposent à des mesures administratives

Le ministère de l’Économie et des Finances affiche une position ferme : aucun dépassement du délai ne devrait être considéré comme anodin. La note circulaire prévient qu’après le 30 octobre 2026, les mesures administratives prévues par les textes en vigueur seront rigoureusement appliquées.

Cette mise en garde place les administrations communales face à leurs responsabilités. À quelques jours de l’échéance, les acteurs concernés doivent donc accélérer les démarches pour éviter que les dossiers non régularisés ne donnent lieu aux suites annoncées par le ministère.

Pour les 256 agents de santé concernés, l’aboutissement de cette procédure constitue une étape importante vers la clarification de leur situation professionnelle. Reste à savoir si l’ensemble des communes parviendra à respecter le calendrier fixé par le ministère.

Le compte à rebours est lancé : d’ici au 30 octobre, les mairies devront transformer les engagements administratifs en contrats dûment signés.