Le climat reste tendu au complexe scolaire primaire public d’Agouna Centre, dans la commune de Djidja. Plusieurs enseignants demandent leur mutation collective après une intrusion survenue le 15 septembre 2026, qu’ils qualifient de particulièrement intimidante. Ils invoquent des menaces présumées contre leur sécurité et réclament des garanties avant une reprise sereine des activités pédagogiques.

Intrusion, accusations et objets rituels : l’école au cœur d’une crise qui inquiète

Selon une correspondance adressée à leur hiérarchie, des membres du bureau de l’Association des parents d’élèves (APE) se seraient introduits dans l’enceinte de l’établissement dans un contexte particulièrement tendu. Les enseignants affirment que les personnes concernées étaient porteuses d’objets qu’ils présentent comme des fétiches et qu’elles auraient exercé des pressions sur le personnel pour obtenir le départ du directeur du groupe A.

L’incident aurait profondément marqué les enseignants, qui disent craindre pour leur sécurité physique et leur équilibre psychologique. Face à cette situation, ils ont saisi les autorités administratives et scolaires compétentes afin qu’une solution soit trouvée.

Une affaire de 225 000 FCFA au cœur du différend

Le différend serait également lié à la gestion d’une somme de 225 000 FCFA attribuée au responsable du groupe A. Des membres de l’APE lui reprocheraient une mauvaise gestion de ces fonds. Des accusations que le directeur concerné conteste.

En retour, ce dernier mettrait en cause certains responsables de l’association au sujet de l’occupation et de la gestion présumées irrégulières d’un domaine foncier appartenant à l’établissement scolaire. Le conflit dépasse ainsi la seule question financière et prend également une dimension foncière.

Les enseignants maintiennent leur demande de mutation

Si la situation serait actuellement revenue au calme sur le site, la confiance ne semble pas pour autant rétablie au sein du corps enseignant. Les enseignants souhaitent notamment que des mesures concrètes soient prises pour garantir leur sécurité avant la poursuite normale des activités scolaires.

À défaut de garanties jugées suffisantes, ils maintiennent leur demande de mutation collective vers d’autres établissements de la région. Le dossier est désormais entre les mains des autorités compétentes, auxquelles il revient de faire la lumière sur les faits dénoncés et de rétablir un climat propice au bon fonctionnement de l’école.

 

✍️ Zacharie GANGBO