Le système éducatif béninois s’apprête à connaître un nouvel élargissement de son réseau d’écoles primaires publiques à l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027. À travers l’arrêté n°019/MEMP/DC/SGM/CTJ/DPAF/SP du 27 août 2026, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Kuyéma NATTA, a autorisé plusieurs opérations destinées à renforcer et à réorganiser l’offre éducative sur l’ensemble du territoire national.

Le texte ministériel ne se limite pas à la création de nouvelles écoles. Il encadre également l’extension de nombreuses écoles existantes, leur scission, le transfert de certains sites ainsi que le changement de dénomination de plusieurs établissements. L’objectif affiché est notamment de rapprocher davantage l’offre scolaire des populations et d’adapter les capacités d’accueil aux besoins des communautés.

30 nouvelles écoles dans neuf départements

Selon l’article premier de l’arrêté, 30 écoles primaires publiques à une classe sont autorisées à ouvrir leurs portes à compter de la rentrée scolaire 2026-2027. Ces nouvelles créations sont réparties dans neuf départements du Bénin.

L’Alibori arrive en tête avec neuf nouvelles écoles. Elles concernent notamment les communes de Banikoara, Malanville, Kandi, Gogounou, Ségbana et d’autres localités. Parmi les établissements retenus figurent Gossira à Founougo, Mourabanou, Yambourankorou, Gbassa Beni, Bakani, Popoma, Pouta-Pouta, Amdalaï-Tounga et Pompel.

Dans l’Atlantique, quatre nouvelles écoles sont autorisées. Elles sont implantées notamment à Abomey-Calavi, Godomey, Golo-Djigbé, Toffo et Zè. Il s’agit entre autres de l’EPP Ayimèvo, de Golo-Djigbé-Aga, d’Anako et d’Agondotan à Dodji-Bata.

Le Borgou bénéficie de trois nouvelles écoles, notamment à Bembéréké, N’Dali et Parakou. Les établissements concernés sont Gambouerou, Tinré et Damabou.

Le département des Collines compte deux nouvelles écoles, respectivement à Glazoué et Ouèssè. Le Mono en bénéficie d’une, à Lokossa, tandis que l’Ouémé en compte trois, à Avrankou, Sèmè-Podji et dans d’autres localités.

Le Plateau enregistre six nouvelles écoles, réparties notamment entre Adja-Ouèrè, Ifangni et Sakété. Le Zou, pour sa part, bénéficie d’une nouvelle école à Zagnanado.

L’Atacora compte également une nouvelle école, à Kérou, portant à 30 le nombre total d’établissements autorisés à ouvrir à l’échelle nationale.

Des extensions pour accroître les capacités d’accueil

Au-delà des créations, le ministère procède à une importante opération d’extension des écoles primaires publiques existantes. L’article 2 de l’arrêté autorise ainsi l’ouverture de nouvelles classes dans de nombreux établissements dès la rentrée prochaine.

Le département de l’Alibori est particulièrement concerné. Le document recense 178 classes supplémentaires dans 116 écoles primaires publiques. Les extensions touchent plusieurs communes, notamment Banikoara, Kandi, Gogounou, Karimama, Malanville et Ségbana.

Dans l’Atacora, l’arrêté prévoit 63 extensions dans 44 écoles primaires publiques. Des établissements situés à Boukombé, Cobly, Kérou, Kouandé, Matéri, Natitingou, Péhunco, Tanguiéta et Toucountouna sont notamment concernés.

Dans l’Atlantique, 62 extensions sont autorisées dans 34 écoles primaires publiques. Les opérations concernent notamment Abomey-Calavi, Allada, Ouidah, Toffo, Tori-Bossito et Zè.

Ces extensions traduisent la volonté du ministère de renforcer progressivement les capacités d’accueil des établissements existants, en ouvrant de nouvelles classes là où les effectifs ou les besoins scolaires le justifient.

72 scissions d’écoles pour une meilleure organisation du réseau

Une autre mesure importante concerne la scission de 72 écoles primaires publiques. Cette opération vise à réorganiser certains établissements afin de tenir compte de leur évolution et des réalités démographiques et scolaires locales.

L’Alibori compte à lui seul 35 scissions, suivi du Borgou avec 15. L’Atacora enregistre sept scissions, tandis que l’Atlantique en compte cinq.

S’y ajoutent quatre scissions dans l’Ouémé, deux dans le Plateau, deux dans le Zou, une dans les Collines et une dans la Donga.

Au total, le ministère porte donc à 72 le nombre de scissions d’écoles primaires publiques autorisées au titre de l’année scolaire 2026-2027.

Deux transferts de sites et 41 changements de dénomination

L’arrêté prévoit également des ajustements administratifs et géographiques du réseau scolaire. Deux écoles primaires publiques sont autorisées à changer de site, dont une dans l’Atlantique et une autre dans le Borgou.

Par ailleurs, 41 changements de dénomination sont autorisés. Ils concernent notamment six écoles dans l’Alibori, quatre dans l’Atacora, sept dans l’Atlantique, sept dans le Borgou, deux dans les Collines, une dans le Couffo, cinq dans la Donga, sept dans le Mono et deux dans le Zou.

À travers cet ensemble de mesures, le ministère des Enseignements maternel et primaire entend poursuivre la réorganisation du réseau des écoles publiques et adapter l’offre éducative aux besoins des différentes localités.

Cette décision intervient à quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027 et devrait permettre à plusieurs communautés, notamment dans les zones à forte demande scolaire, de disposer de nouvelles possibilités d’accès à l’enseignement primaire public.

 

✍️Zacharie GANGBO