Jeudi 28 août, la cité impériale a mis fin à trois jours de célébrations intenses. Tambours éteints, derniers cavaliers rentrés, la ferveur populaire a laissé place à l’émotion des au-revoir.
Lancée le mardi 25 août, cette « édition zéro » restera dans les mémoires pour la forte mobilisation qu’elle a suscitée et la présence remarquée des plus hautes autorités.
Dernière parade et hommage aux aïeux
Pour la clôture, la cour royale a vibré une dernière fois. Cavaliers parés de leurs plus beaux atours, danses Baatombu, chants d’éloge et libations se sont succédé sous les acclamations.
Des milliers de filles et fils du Borgou, venus du Bénin et de la diaspora, ont fait le déplacement. Objectif : honorer la mémoire des ancêtres et rappeler les valeurs fondatrices du royaume : courage, loyauté, solidarité et cohésion.
Dans une atmosphère à la fois recueillie et festive, les dignitaires de la cour, conduits par Sa Majesté Séro Torou Touko Sari, ont dirigé les ultimes rituels avant de donner leur bénédiction à toute la communauté.
Les institutions de la République à l’honneur
L’édition 2026 a pris une dimension particulière avec la présence du président de la République, Romuald Wadagni, dès l’ouverture. Le Chef de l’État a rendu hommage à la richesse culturelle du peuple Baatombu et réaffirmé l’ambition du gouvernement : faire des grandes fêtes traditionnelles des leviers de développement et d’attractivité touristique.
Le mercredi, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a également effectué le déplacement. Reçu par le roi de Nikki, il a salué « la nette évolution » dans l’organisation depuis l’implication de l’État. Il est venu solliciter les bénédictions royales pour « un Bénin qui se développe dans la paix ».
La culture érigée en levier de développement
Au terme des festivités, le bilan est positif. Pour les organisateurs, cette Gaani 2026 marque un tournant : meilleure organisation, plus grande visibilité et affluence record.
En quittant Nikki, les festivaliers retiennent surtout le message martelé tout au long de la fête : la culture n’est pas un simple folklore. Elle fédère, elle développe et elle fait rayonner le Bénin.
Rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition. La cité impériale boucle donc une Gaani 2026 réussie, qui aura encore renforcé le lien entre la tradition et la République.
Pierre SETONDJI (Collaboration)
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